Sommaire de l'article
- Les sources officielles à consulter
- Passeport ou carte d’identité : le passeport obligatoire
- L’autorisation électronique de voyage (eTA)
- Les informations officielles à retenir
- Éviter les faux sites
- Durée du séjour
- Santé et vaccins pour le Kenya
- Les vaccins du calendrier français
- La fièvre jaune
- Les autres vaccins à discuter avec un médecin
- Paludisme et moustiques
- Eau, alimentation et saison des pluies
- La pharmacie de voyage
- L’assurance voyage et le rapatriement
- Ce qu’il faut vérifier dans votre contrat
- Douane et législation locale : ce qu’il ne faut pas faire
- Sécurité et situation politique
- Numéros utiles et contacts
- Check-list finale avant le départ
Partir au Kenya s’organise avec une petite dizaine de démarches, dont une seule est vraiment chronophage : l’autorisation électronique de voyage. Le reste se joue sur la santé, l’assurance et quelques règles locales qui surprennent souvent les voyageurs français, comme l’interdiction des drones ou celle de photographier certains bâtiments.
Ce guide rassemble les formalités pour un voyageur français, avec la source officielle de chaque information. Date de vérification : 3 octobre 2026. Les pages du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (France Diplomatie) consultées ont été mises à jour le 25 septembre 2026 pour les rubriques « Entrée / séjour » et « Santé », et le 18 septembre 2026 pour les alertes. Les règles changent : relisez ces pages avant de réserver, puis à nouveau avant de partir.
Notre article Formalités d’entrée au Kenya : ETA, passeport, santé et assurance détaille la démarche de l’ETA pas à pas ; celui-ci est la fiche de référence complète, avec la santé, la douane et la législation locale.
Les sources officielles à consulter
Pour ne pas se fier à un blog (y compris celui-ci), voici les trois sources à garder en favoris :
- France Diplomatie, fiche Kenya : rubriques Entrée / séjour, Santé, Sécurité, Informations utiles et Dernières minutes et alertes, sur diplomatie.gouv.fr (section Conseils aux voyageurs).
- Le portail officiel de l’eTA : etakenya.go.ke, géré par le gouvernement kényan. C’est la seule adresse à utiliser pour déposer votre demande.
- L’ambassade du Kenya en France : le site kenyaembassyparis.fr, cité par le ministère pour toute question complémentaire sur l’entrée dans le pays.
Inscrivez-vous aussi au dispositif Fil d’Ariane du ministère : il envoie des alertes par e-mail ou SMS si la situation se dégrade dans le pays où vous voyagez.
Passeport ou carte d’identité : le passeport obligatoire
Pour le Kenya, la question ne se pose pas : il faut un passeport. La carte d’identité, qui suffit pour de nombreuses destinations européennes, ne permet pas de déposer une demande d’eTA.
D’après la page « Comment faire sa demande » du portail officiel, le passeport doit présenter au moins six mois de validité et au moins une page vierge. Quelques conseils pratiques :
- Vérifiez la date d’expiration dès que vous envisagez le voyage : le renouvellement d’un passeport peut prendre plusieurs semaines selon la période.
- Si vous enchaînez plusieurs pays (Kenya puis Tanzanie, par exemple), prévoyez davantage de pages vierges pour les tampons.
- Faites des copies papier et numériques du passeport, rangées séparément de l’original.
- Les noms et le numéro saisis dans l’eTA doivent correspondre exactement au passeport utilisé pour voyager.
Voyager avec des enfants : chaque enfant a besoin de son propre passeport et de sa propre demande d’eTA. Renseignez-vous auprès de l’ambassade du Kenya pour les pièces supplémentaires éventuelles (autorisation parentale en cas de voyage avec un seul parent, par exemple).
L’autorisation électronique de voyage (eTA)
D’après France Diplomatie (page mise à jour le 25 septembre 2026), « l’entrée au Kénya est soumise à l’obtention d’une autorisation électronique de voyage (eTA) » sur etakenya.go.ke, et l’eTA doit être présentée avant l’embarquement. Concrètement, la compagnie aérienne peut refuser de vous faire monter à bord sans elle.
Les informations officielles à retenir
Le portail du gouvernement kényan indique, à la date de vérification :
- Documents demandés : passeport valide (six mois de validité minimum, une page vierge), photo d’identité ou selfie, et les informations sur votre séjour. D’autres justificatifs peuvent être demandés selon votre profil.
- Délai : traitement généralement sous trois jours ouvrés (72 heures), parfois plus long selon les vérifications. Le portail recommande de déposer la demande au moins deux semaines avant le départ.
- Tarif : à partir de 30 dollars américains pour le traitement normal, avec une option express (traitement immédiat) moyennant 100 dollars supplémentaires. Le tarif peut varier selon le type de demande.
- Exemptions : listées sur le portail, elles concernent notamment les résidents permanents, les titulaires d’un permis de travail valide et les citoyens de certains pays voisins. Le ministère renvoie vers un document de l’autorité de l’aviation civile kényane pour la liste complète. Vérifiez votre cas sur ces pages plutôt que de supposer une exemption.
Éviter les faux sites
Les moteurs de recherche affichent de nombreux sites privés qui facturent des frais de dossier en plus du tarif officiel. Le réflexe : taper vous-même etakenya.go.ke, et vérifier que l’adresse se termine bien par .go.ke avant de saisir une information ou un paiement.
Durée du séjour
France Diplomatie précise que le séjour touristique est de trois mois maximum, éventuellement prolongeable de trois mois supplémentaires auprès du Service de l’Immigration, pour un coût de 50 USD. Au-delà de six mois ou pour travailler sur place, un permis de résident ou de travail est nécessaire, et les contrôles de personnes en situation irrégulière sont fréquents.
Vols vers Nairobi
Une fois votre eTA en préparation, comparez les vols vers le Kenya pour caler vos dates.
Santé et vaccins pour le Kenya
La rubrique « Santé » de France Diplomatie (mise à jour le 25 septembre 2026) rappelle d’abord que ses indications ne remplacent pas une consultation chez votre médecin traitant ou dans un centre de vaccinations internationales, « suffisamment longtemps avant la date de départ » pour permettre les rappels. Comptez plusieurs semaines : certains schémas vaccinaux s’étalent dans le temps.
Les vaccins du calendrier français
Avant tout voyage, vérifiez d’être à jour pour la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche et la rougeole. Une alerte « Hausse des cas de rougeole » (13 mars 2026) figure d’ailleurs parmi les dernières minutes affichées sur la fiche Kenya.
La fièvre jaune
C’est le vaccin dont on parle le plus. Selon le ministère :
- La maladie est endémique au centre et à l’ouest du Kenya et la vaccination est fortement recommandée, à pratiquer en centre agréé.
- Elle est exigée pour les personnes en provenance d’un pays où la fièvre jaune est endémique, ou ayant transité plus de 12 heures par un de ces pays. La liste du ministère comprend de nombreux pays d’Afrique (dont l’Éthiopie, l’Ouganda ou le Rwanda) et d’Amérique du Sud.
- La vaccination doit se faire de préférence au moins 10 jours avant le départ, et le carnet de vaccination international doit être emporté.
Si votre itinéraire passe par une escale en Afrique ou en Amérique du Sud, vérifiez-le attentivement : c’est le cas où le certificat peut vous être réclamé.
Les autres vaccins à discuter avec un médecin
La fiche cite, selon la durée et les conditions du séjour : hépatite A, fièvre typhoïde, hépatite B (séjours fréquents ou prolongés), méningite ACWY (saison sèche, ou épidémie signalée), rage (jeunes enfants, séjours en zone rurale ou éloignée), tuberculose chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents, ainsi que chikungunya, dengue et mpox dans certains contextes. Le médecin choisira avec vous en fonction de votre itinéraire : un safari de dix jours et un séjour de plusieurs mois n’appellent pas les mêmes décisions.
Paludisme et moustiques
Le ministère précise que le paludisme est endémique au Kenya, avec un risque faible à Nairobi mais significativement élevé autour du lac Victoria et sur la côte. Cela concerne directement les séjours balnéaires à Diani Beach. La prévention repose sur deux piliers : la protection contre les piqûres (vêtements longs au crépuscule, répulsif, moustiquaire) et, si votre médecin le juge utile, un traitement préventif.
Fièvre de la vallée du Rift, dengue, chikungunya et Zika complètent la liste des maladies transmises par les moustiques : la protection contre les piqûres reste la meilleure arme.
Hébergements à Nairobi
Réservez votre première nuit pour arriver l’esprit tranquille après le vol.
Eau, alimentation et saison des pluies
Le choléra et la fièvre typhoïde sont présents. La consigne du ministère est de ne consommer que de l’eau en bouteille, de peler les fruits et légumes, de manger des aliments bien cuits et de se laver régulièrement les mains.
Une alerte publiée le 18 septembre 2026 est particulièrement utile si vous partez à l’automne : d’octobre à décembre, la saison des pluies sera marquée par des précipitations importantes, accentuées par le phénomène El Niño, avec risque d’inondations soudaines, de glissements de terrain et de résurgence de maladies (choléra, typhoïde, paludisme). Les moustiques prolifèrent entre 4 et 8 semaines après le début des pluies. Pour choisir vos dates, lisez notre guide quand partir au Kenya.
La pharmacie de voyage
Emportez uniquement les médicaments nécessaires, dans leur emballage d’origine, avec une ordonnance mentionnant les noms en dénomination commune internationale (DCI). Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pensez aussi à vérifier que vos médicaments sont autorisés dans le pays, notamment les traitements contenant des stupéfiants.
L’assurance voyage et le rapatriement
Le ministère est catégorique : il est « impératif » de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance couvrant tous les frais médicaux (dont chirurgie et hospitalisation) et le rapatriement sanitaire, faute de quoi vous risquez de ne pas avoir accès aux soins, y compris en urgence vitale. Ces frais ne seront en aucun cas pris en charge par l’ambassade de France.
Ce qu’il faut vérifier dans votre contrat
- Le rapatriement sanitaire : indispensable pour un safari, où l’hôpital peut être à plusieurs heures de route ou de piste.
- Les plafonds de frais médicaux et l’avance des frais à l’étranger.
- Les activités couvertes : safari en véhicule, montgolfière, plongée ou randonnée en altitude ne sont pas toujours incluses.
- Le numéro d’assistance joignable 24 h/24 et la procédure à suivre en cas d’hospitalisation.
- L’annulation : utile en cas de refus d’eTA ou de problème de santé avant le départ.
La carte bancaire haut de gamme comprend parfois une assurance, mais ses garanties dépendent du paiement du voyage avec la carte et de plafonds qu’il faut lire attentivement. Pour la Carte européenne d’assurance maladie : elle ne s’applique pas hors de l’Union européenne, elle ne vous couvre donc pas au Kenya.
Douane et législation locale : ce qu’il ne faut pas faire
Plusieurs règles, relevées dans la rubrique « Informations utiles » de France Diplomatie, valent la peine d’être connues avant de faire sa valise.
- Ivoire : détention et commerce strictement interdits, même avec un certificat d’origine. Le ministère évoque jusqu’à 10 000 euros d’amende ou cinq ans de prison, y compris en transit à l’aéroport. Ne rapportez aucun objet en ivoire.
- Drones : usage strictement réglementé et interdit dans les parcs nationaux. L’appareil peut être retenu à l’aéroport sans autorisation. Contactez l’ambassade du Kenya à Paris si vous y tenez.
- Armes à feu : une autorisation est requise avant l’entrée, et le port d’armes est formellement interdit dans les réserves et parcs nationaux.
- Stupéfiants : la possession est très sévèrement punie (plusieurs années de prison et lourdes amendes).
- Photographie : il est interdit de photographier les bâtiments officiels, les ambassades et consulats étrangers et les emprises des Nations unies. Le centre-ville de Nairobi fait l’objet d’une interdiction générale de prise de vues, d’après le ministère.
- Tabac : interdiction de fumer dans les lieux publics, et dans la rue dans plusieurs villes dont Nairobi, Mombasa et Nakuru. L’amende peut atteindre 50 000 shillings à Nairobi (environ 500 euros selon le ministère).
- Homosexualité : elle est punie par le Code pénal kényan (jusqu’à 14 ans de prison), ce qui impose de la discrétion aux voyageurs concernés.
Deux points complémentaires, à confirmer auprès de l’ambassade du Kenya avant le départ : le Kenya applique de longue date une interdiction des sacs plastiques à usage unique, que les voyageurs doivent éviter de transporter, et les sommes importantes en espèces doivent généralement être déclarées à l’entrée. Pour les liquidités, le ministère signale que les cartes internationales sont acceptées dans les grandes villes et les lieux touristiques, mais que certains établissements (notamment sur la côte) appliquent une majoration d’environ 4 % et que les dollars sont mieux acceptés que les euros en espèces.
Safaris et excursions
Une fois les papiers en règle, comparez les safaris guidés au départ de Nairobi.
Sécurité et situation politique
La fiche « Sécurité » est à relire avant chaque départ. Parmi les alertes en vigueur à la date de vérification : le Kenya est en situation pré-électorale, avec des élections générales fixées au 10 août 2027. Des mobilisations politiques programmées ou spontanées peuvent provoquer des blocages, des perturbations et des violences, parfois meurtrières. Le ministère recommande de se tenir à l’écart des rassemblements.
Côté route, la circulation peut être dangereuse, notamment de nuit, et les routes secondaires sont souvent mal entretenues. Le ministère rappelle que les trajets en bus ou en matatus (minibus) ne sont pas sans risques et conseille de préférer les compagnies les plus chères ; l’avion reste le moyen le plus sûr pour les déplacements intérieurs, et le train SGR dessert Mombasa depuis Nairobi. Pour organiser vos étapes, consultez notre itinéraire de 10 jours au Kenya et notre guide safari au Kenya pour un premier voyage.
Numéros utiles et contacts
À garder dans votre téléphone et sur papier :
- Urgences générales (police et secours) : 999 ou 112.
- Ambassade de France à Nairobi : Peponi Gardens, off Peponi Road, téléphone +254 20 760 5555 (coordonnées publiées par France Diplomatie).
- Ambassade du Kenya à Paris : kenyaembassyparis.fr.
- Votre assistance voyage : numéro et numéro de contrat, à conserver hors ligne.
Enfin, conservez les copies de votre eTA, de votre passeport, de vos billets et de votre contrat d’assurance dans un espace de stockage en ligne, en plus de la version papier.
Check-list finale avant le départ
Environ deux mois avant :
- Vérifier la validité du passeport (six mois minimum, page vierge) et le renouveler si besoin.
- Prendre rendez-vous dans un centre de vaccinations internationales.
Environ un mois avant :
- Déposer la demande d’eTA sur etakenya.go.ke, et en vérifier chaque information à réception.
- Souscrire l’assurance avec rapatriement, et vérifier les activités couvertes.
- Réserver les vols et la première nuit à Nairobi, voir notre guide où dormir au Kenya.
Quelques jours avant :
- Imprimer l’eTA et l’enregistrer sur le téléphone.
- Préparer la pharmacie avec les ordonnances en DCI, répulsif et protection solaire.
- Relire la page « Dernières minutes et alertes » de France Diplomatie pour la météo et la situation politique.
Pour les visites de la capitale avant ou après le safari, voir que faire à Nairobi en 2 jours.
Questions fréquentes
Une carte d'identité suffit-elle pour aller au Kenya ?
Non. La demande d'ETA exige un passeport en cours de validité (au moins six mois de validité et une page vierge d'après le portail officiel). Une carte nationale d'identité française ne permet pas d'entrer au Kenya.
Faut-il un visa pour le Kenya quand on est français ?
Le visa classique a laissé la place à l'autorisation électronique de voyage (eTA), obligatoire avant l'embarquement. Elle se demande sur le site officiel etakenya.go.ke. D'après le ministère français des Affaires étrangères, le séjour touristique est de trois mois maximum, prolongeable de trois mois auprès du Service de l'Immigration (50 USD).
Combien coûte l'eTA et en combien de temps est-elle délivrée ?
Selon le portail officiel, le traitement normal commence à 30 dollars américains et prend généralement trois jours ouvrés (72 heures), parfois plus. Une option express existe, avec un supplément de 100 dollars. Le portail recommande de déposer sa demande au moins deux semaines avant le départ.
Le vaccin contre la fièvre jaune est-il obligatoire ?
Il est fortement recommandé, car la maladie est endémique au centre et à l'ouest du pays. Il est exigé pour les voyageurs en provenance d'un pays d'endémie, ou ayant transité plus de 12 heures par un tel pays. À faire dans un centre agréé, de préférence au moins 10 jours avant le départ.
Faut-il un traitement contre le paludisme ?
Le paludisme est endémique au Kenya : risque faible à Nairobi, mais nettement plus élevé autour du lac Victoria et sur la côte. Le traitement préventif se décide avec un médecin ou un centre de médecine des voyages, selon votre itinéraire.
Une assurance voyage est-elle indispensable ?
Le ministère français la juge impérative : elle doit couvrir tous les frais médicaux, y compris chirurgie et hospitalisation, ainsi que le rapatriement sanitaire. Ces frais ne sont en aucun cas pris en charge par l'ambassade de France.
Peut-on utiliser un drone au Kenya ?
L'usage des drones est strictement réglementé et interdit dans les parcs nationaux. L'appareil peut être retenu à l'aéroport sans les autorisations nécessaires. Le plus simple est de le laisser à la maison.